Combats de 1870 : « Une leçon de l'histoire »«Que venons-nous commémorer ici ? Ces soldats sont notre famille, notre fratrie, notre fraternité. Nous venons ici comme sur la tombe de nos parents ».
Samedi, le lieutenant-colonel Olivier Sastre, chef de corps du
1er Régiment de Chasseurs d'Afrique a trouvé des mots particulièrement émouvants lors de son discours, devant le Mémorial des Braves Gens, à Floing.
Comme à Bazeilles avec
les Troupes de Marine venues en force le week-end précédent, une quarantaine de militaires ont parcouru un millier de kilomètres depuis le Var pour rendre hommage aux « anciens » et remettre des fourragères. Pas une année depuis 1871 sans cérémonie. 137 ans se sont écoulés depuis le baroud d'honneur des soldats français face au cercle de fer prussien, mais l'émotion qui saisit chacun à la gorge à l'arrivée de l'étendard reste intacte. C'est désormais comme devait le souligner François Castanier, président de l'Union Nationale des anciens chasseurs d'Afrique « une grande leçon d'histoire ».
Une cinquantaine d'habitants étaient montées sur le site pour écouter et se souvenir de cette grande page d'histoire qui s'est écrite ici et que les enfants ne doivent pas oublier.
« Tant que vous voudrez mon général, tant qu'il en restera qu'un » Cette devise, gravée sur le monument érigé dès 1910 et magnifiquement restauré par le Souvenir Français en 2005 dit tout de la bravoure des Chasseurs Français.
Au nom de leurs vertus simples
déroulement de la bataille. Samedi, sous un ciel tout bleu, François Castanier et le chef de corps du régiment ont plongé au cœur de cette bataille livrée contre un adversaire en position de force.
En présence des nombreux porte-drapeaux, des militaires portant la traditionnelle ceinture rouge, des élus - Eric Cluzeau, sous préfet, Catherine Franckinet maire de Floing, Jean-Luc Warsmann député- ils ont rappelé comment le
général Margueritte, mortellement blessé à la bouche, lança la charge héroïque des dernières troupes. Et comment, par leur courage, les chasseurs d'Afrique, hussards et chasseurs à cheval ont finalement sauvé l'honneur de leur patrie défaite.« C'est au nom de leurs vertus simples que nous sommes ici. Pas seulement comme militaires, mais comme citoyens, car c'est par le respect de l'honneur, de la parole donnée et avec une bravoure simple qu'ils ont chargé avec beaucoup de panache » rappela Olivier Sastre. Le matin des gerbes ont également été déposées au pied de la statue du Général Margueritte, et du monument aux morts de Floing. En revanche, il n'y a pas eu de cérémonie au cimetière des soldats de 1870 resté cette année un peu en dehors du circuit. Mais dans les mémoires, le souvenir de ces soldats, lui n'a pas été effacé...
D.B.

(c) l'Ardennais du 17/9/2007. (c)
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