Marsouins et Bigors

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Marsouins et Bigors

Message par Admin le Jeu 8 Mai - 21:41

L'ANCRE D'OR : L'ancre
de Marine, encablée en sens inverse de celle portée par les marins, est
l'attribut de la «Coloniale». Elle apparaît pour la première fois sur
les uniformes du Corps Royal de la Marine, comprenant les 8 régiments
des ports, le 18 juin 1772.


LES EPERONS D'OR :
Les cadres des Troupes de Marine s'enorgueillissent de pouvoir porter
les éperons d'or. Cette autorisation aurait été demandée pour les
Troupes de Marine par la reine Victoria, après l'affaire de Balaklava,
le 6 novembre 1854. En réalité, les officiers portaient déjà les
éperons de cuivre jaune dès la Restauration car l'air marin s'attaquait
plus difficilement à ces derniers qu'aux éperons blancs.


LA CRAVATE NOIRE : Comme pour le képi, la couleur noire de la cravate n'est pas un signe de deuil. La cravate noire
a été en usage dans les équipages de la Marine pendant tout le XIXème
et le début du XXème siècle. Le descriptif de 1845 de l'uniforme des
troupes de la Marine fait état de la cravate en satin de soie noire.
Conservée en 1900, cette cravate est supprimée provisoirement en 1915
(tenue bleu horizon). Aujourd'hui, la cravate noire est de règle.


LES MARSOUINS :
Lorsqu'en 1856, L'Infanterie de la Marine abandonne le service des
armes du bord aux fusiliers marins, ses troupes n'en continuent pas
moins de rejoindre leur garnison d'outre-mer à bord des navires de la
Marine de Guerre. N'étant que passagers, ils n'aidaient plus à la
manœuvre. Par raillerie, les matelots, les comparant aux cétacés qui
suivent les vaisseaux, les auraient appelés «Marsouins». C'est ainsi
que naquit, puis s'imposa le surnom donné aux cadres et soldats de
l'Infanterie de Marine.


LES BIGORS :
L'origine de ce surnom, né sans doute lui aussi dans le poste
d'équipage d'un vaisseau, est mal connu. On admet couramment que les
matelots appelèrent ainsi les artilleurs de la Marine, le jour où ils
abandonnèrent le service des canons du bord au profit des batteries à
terre. Alors fixé à son rocher, l'artilleur de Marine devient le
“bigorneau”, puis par abréviation le bigor. Certains auteurs voient
dans le commandement “bigues (de)hors” qui précédait l'ouverture du feu
des canons sous sabords, l'origine du surnom. Quoiqu'il en soit,
l'Artilleur de Marine conserve pieusement cette appellation qui le
rattache à la longue tradition des artilleurs des vaisseaux.


ET AU NOM DE DIEU, VIVE LA COLONIALE !
Expression que lancent Marsouins et Bigors lors de toute cérémonie
organisée pour fêter les évènements de l'Arme. Ce cri de guerre est le
plus ancien de l'Armée française. Il trouve son origine en 1908 lorsque
Charles de FOUCAULD, assiégé par des tribus rebelles depuis plusieurs
semaines, vit arriver une colonne de secours composée d'une compagnie
de coloniaux. Il tomba à genoux, les mains jointes et lança au ciel
cette prière : Au nom de Dieu, vive la Coloniale!
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